Les états d’âme de la danseuse

Publié le 10/01/2018

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Etre danseur, ce n’est pas uniquement exécuter une chorégraphie… Etre danseur, c’est également faire face à de multiples émotions qui nous submergent à différentes périodes de notre parcours de danse que l’on soit débutant, confirmé, professionnel… et dans différents contextes (cours, coulisses, scène...). Des émotions qui s’entremêlent, évoluent et influencent nos danses.

1/ La passion

Etre passionné par la danse, c’est avoir un engouement intense, hors norme pour cette activité. C’est se réjouir d’aller danser, regarder danser, avoir la soif d’apprendre, se documenter. On en demande et on en redemande sans cesse. Une passion qui peut parfois amener à la déraison : heures d’entrainement trop importantes ayant un impact négatif sur son corps, budget débordant alloué à la formation ou aux costumes de danse… mais qui apporte tant de bonheur qu’on lui dédierait tout… ou presque !

2/ La frustration

Etre danseur, c’est faire face à des obstacles comme par exemple celui de ne pas parvenir à exécuter des pas ou des enchainements, ne pas progresser aussi vite qu’on le souhaiterait, ne pas avoir les capacités physiques que l’on aimerait, ne pas pouvoir allouer autant de temps ou de budget à sa passion qu’on le désirerait. La solution étant de ne pas se comparer aux autres et de donner toujours le maximum de ses possibilités pour n’avoir aucun regret. Etre danseur, c’est aussi savoir gérer le manque de reconnaissance : travailler parfois des centaines d’heures pour une représentation de quelques minutes, sans que tout le monde ne se rende compte de l’effort et de la précision que cela a nécessité.

3/ La peur

Etre danseur, c’est devoir aller au delà de ses craintes lorsque certains pas chorégraphiques ou le maniement de certains accessoires (ailes d’Isis, canne, éventails, veil poï, voile, chandelier, cerceau…) peuvent s’avérer périlleux mais surtout, et le plus souvent, avant un casting ou lors de la montée sur scène. Le trac opère et peut alors paralyser le danseur jusqu’à nuire à la qualité de sa prestation. En préparant au mieux sa chorégraphie, en ayant confiance en soi et en tâchant d’être positif, le danseur tentera de contrer son trac et de le cacher pour ne rien laisser transparaitre face à son public.

4/ La fierté

Etre danseur, c’est être fier de ce que l’on accomplit en cours ou sur scène, heureux de réaliser et présenter son travail qu’il soit uniquement axé sur l’exécution d’une danse ou qu’il soit le fruit d’un projet chorégraphique global (danse + costume + mise en scène) puis en ressortir satisfait et valorisé.

5/ Le bien-être

Etre danseur, c’est enfin ressentir un immense bien-être lorsque les pas foulent le sol, lorsque son corps et son esprit sont habités par une musique. C’est se sentir libre dans ses mouvements et dans sa tête. C’est partager avec les autres danseurs et son public des instants de bonheur qui sont si riches qu’ils nous font nous sentir bien.

Autant d’émotions à la fois contradictoires et complémentaires qui ponctuent à un niveau différent chaque danseur qui sommeille en nous… et nous font vibrer !

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