Des chorégraphies orientales sur des musiques occidentales, et pourquoi pas ?

Publié le 01/01/2019

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Yaël ZARCA, danseuse et professeure emblématique française de renommée internationale, évoque pour nous ses partis-pris, son goût pour l’originalité et l’authenticité, ainsi que sa vision globale de la danse orientale.

1/ Vous avez réalisé une chorégraphie de danse orientale sur un remix oriental du célèbre titre « Shape of you » de la star planétaire Ed Sheeran, comment vous est venue cette idée et pourquoi avez-vous choisi ce titre ?

C’était totalement sur un coup de tête, j’avais entendu la musique à la radio quelques jours avant puis je me suis mise à danser chez moi pour rigoler. Mon mari Amar Chaoui qui est percussionniste a pris sa derbouka et a commencé à jouer par-dessus. Ça m’a plu, du coup il a enregistré le titre et j’ai décidé de me lancer pour la scène !
Le jour du spectacle (au Casino de la Grande Motte pour l’OMFestival), j’appréhendais vraiment la réaction des spectateurs. Quelques minutes avant j’étais en panique totale, je ne savais pas comment le public allait réagir, j’avais peur qu’il soit déçu ou qu’il n'accroche pas avec le remix. Lorsque le solo a commencé, durant quelques secondes il y a eu un silence puis j’ai entendu des cris dans la salle, des applaudissements, des personnes qui chantaient la musique, c’était vraiment un moment génial de partage avec le public !

2/ Vous continuez actuellement sur cette lancée en proposant des stages sur le thème des remix et notamment sur des morceaux de Michael Jackson (Beat it), Shakira (Whenever) et Adèle (Someone like you). Comment vous y prenez-vous pour créer des chorégraphies alliant traditions orientales et modernité des musiques actuelles ?

Les chansons que j’ai choisies pour les danser sont très populaires, tout le monde les connait et adore. J’ai sélectionné des remix orientalisés avec la derbouka et j’essaye de garder mon côté oriental tout en m’influençant des particularités des chanteurs.
Par exemple, j’ai adapté le Moonwalk de Michael Jackson pour en faire un pas de danse oriental, j’ai fait des ondulations en reculant similaires à celui de Michael Jackson mais version danse orientale !

3/ Comment vos spectateurs et élèves accueillent ces chorégraphies et musiques originales ?

C’est vrai que mes chorégraphies avec des musiques originales ont eu beaucoup de succès, j’ai reçu des dizaines de messages de danseuses après mon solo sur « Shape of you » d’Ed Sheeran pour savoir où elles pouvaient acheter la musique.
J’ai également reçu beaucoup de demandes pour faire des stages sur le thème de l’Oriental Remix. Mon premier stage à Paris a été une réussite, il était complet et les stagiaires étaient très enthousiastes et satisfaites ! J’ai d’ailleurs, depuis, reçu à nouveau des demandes pour donner d’autres stages sur des musiques tendances.

4/ La danse orientale ne cesse d’évoluer et de se diversifier. Comment imaginez-vous la danse orientale à moyen (5 ans) et long terme (10 ans) ?

La danse orientale a une gestuelle de plus en plus moderne et fusionnée, j’essaye de m’adapter à la demande des élèves qui recherchent toujours plus de nouveautés mais tout en gardant l’âme du style égyptien. J’ai peur qu’à long terme les spécificités du style égyptien disparaissent car j’ai l’impression que de nos jours, la danse est plus axée sur les « mouvements impressionnants » que sur l’émotion à ressentir et transmettre…
Par contre le point positif, c’est que notre discipline est de plus en plus respectée et admirée, elle se développe à vitesse grand V et elle trouve sa place dans de beaux théâtres et belles écoles de danse.

5/ Vous êtes très connue en France mais aussi à l’international en tant que danseuse et professeure, comment vous êtes-vous pris de passion pour la danse orientale et quels sont les temps forts de votre carrière ?

Je danse depuis toute petite et je suis très attachée à cette discipline mais aussi à la musique et culture qui l’accompagne.
J’enseigne depuis plus de 10 ans et j’ai la chance que mon style et ma pédagogie soient sollicités à travers le monde. Je donne des cours hebdomadaires à Paris puis des stages et spectacles quasiment tous les week-ends en France, ou à l’étranger comme par exemple en Corée, en Chine, en Égypte, en Suisse, en Espagne, aux Etats-Unis etc… Des temps forts, j’en ai vécu plein et je continue d’en vivre. Pour moi, chaque nouveau projet, chaque nouvelle destination, chaque nouvelle élève que je rencontre est un temps fort qui construit ma vie de danseuse et de passionnée.

6/ Pouvez-vous nous citer vos 3 danseurs / danseuses orientales préféré(e)s et pourquoi ?

J’admire énormément de danseurs, mais si je devais en choisir trois en lien avec le thème de la modernité ce serait Dina Talaat, Sahar Samara et Yousry Sharif.
Dina Talaat est une danseuse égyptienne que j’admire énormément car après plus de 50 ans de carrière elle continue à m’emporter dans son interprétation des chansons et elle ne manque pas de me surprendre avec l’ajout régulièrement de quelques nouveaux pas pour enrichir ses danses. Elle est aussi actrice et utilise son jeu d’acteur pour transmettre beaucoup d’émotions dans sa danse. J’ai beaucoup d’admiration pour elle, c’est une véritable artiste.
Puis Sahar Samara, une jeune danseuse égyptienne qui lors de ses danses garde un style égyptien tout en essayant de moderniser sa danse dans sa gestuelle, sa mise en scène et ses costumes. Elle m’impressionne toujours par sa créativité et est pleine de surprises ! J’ai à chaque fois hâte de découvrir ce qu’elle nous a préparé !
Enfin Yousry Sharif, un professeur homme qui est égyptien et vit aux Etats-Unis. Il est celui qui m’a apporté la modernité dans mes chorégraphies avec des influences de mouvements parfois empruntés au modern jazz ou au tango, mais aussi l’utilisation de musiques surprenantes ! Le tout en gardant l’âme orientale. Je suis admirative de son inventivité et il influence beaucoup ma danse.

Prestation de danse orientale de Yaël Zarca sur le titre remixé "Shape of you":

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