Les clefs d’un festival de danse orientale réussi

Publié le 01/04/2019

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Parce qu’organiser un festival de danse orientale est sans doute une expérience passionnante et épanouissante mais peut aussi s’avérer être une prise de risque et une charge de travail énorme, nous avons rencontré Sharon MESGUICH, danseuse, professeure et chorégraphe de danse orientale mais aussi l’instigatrice du célèbre festival de danse orientale annuel OMF. Elle nous livre les secrets et les dessous de l’organisation d’un évènement de cette ampleur avec la personnalité à la fois professionnelle, énergique, combative et épicée qu’on lui connait.

1/ Vous êtes l’organisatrice d’un des plus gros festivals de danse orientale en France actuellement (Oriental Marathon Festival) dont la 7ème édition aura lieu du 25 au 28 avril 2019, comment est né ce festival ?

Ce festival est né tout d'abord par amour et passion ! Cela fait à présent plus de 15 ans que je suis dans le milieu magique des paillettes & strass de l'Orient, j'organise des évènements depuis 2005, et petit à petit, des spectacles sont devenus de longs week-end de plus en plus intensifs jusqu’à il y a 7 ans où ça a été un vrai MARATHON ! Désormais, plus de 2000 personnes viennent sur les 4 jours et c'est une grande fierté : MERCI !

2/ Quels sont pour vous les secrets d’un festival réussi et comment selon vous votre festival est parvenu, au fil des années, à se hisser parmi les plus gros évènements français dédiés à la danse orientale ?

Plusieurs choses : Le travail, le sérieux, le respect de tous, la communication et l'ouverture vers d'autres pays, une bonne équipe (Sophie, John, mes parents, Amal, Ihlan, les 2 Justines, Miriam, Rebecca et bien d'autres...), et surtout l'ambiance qui je pense est unique ! Aujourd'hui, il y a plus de 35 nationalités qui se retrouvent au festival ! Il faut aussi avoir un moral d'acier, savoir se renouveler mais le secret, c'est d'ajouter un grain de folie. De toutes façons, il faut être un peu folle pour organiser un évènement si important au sein d’un casino !

3/ Vous prévoyez, au cours de ces 4 jours de festival de multiples stages, spectacles et surtout nombre d’activités annexes pour le plaisir des festivalières. Pouvez-vous nous en dire plus sur l’ensemble du programme et des actions déployées ?

Nous avons donc 30 heures de stages soit 17 stages variés et de grande qualité grâce à notre choix de professeurs. Ensuite, 4 spectacles différents :
- Jeudi 25 avril : le dîner d'ouverture "World show" avec de sublimes artistes venant des 4 coins du monde !
- Vendredi 26 avril : le fameux concours OMF qui révèle les nouvelles stars ! avec 4 catégories : classique, fusion, folklore, compagnies mais la grande nouveauté pour 2019, c'est la catégorie orchestre oriental !
- Samedi 27 avril : le show des stars où vous y trouverez nos superstars de la danse orientale mondialement reconnues : Sahar Samara (Égypte) Mercédès Nieto (Hongrie), Khaled Mahmoud (Égypte), Dariya Mitskevich (Ukraine), Waël Mansour (Égypte), Yaël Zarca (France), Hakim (Tunisie & Belgique), Ihlan (France) et l'orchestre oriental mené par Tarek Bitar (Liban). Ce show est vraiment un pur délice !
- Dimanche 28 avril : la soirée de clôture explosive ! avec le spectacle des talents de demain, la soirée dansante avec orchestre sur le thème "galabeya party", la fontaine de chocolat et le champagne…
Bref, 4 soirées de folie avec dress code !
Vous trouverez aussi sur place au festival plus de 10 stands de costumiers (Égypte, Ukraine, France, USA, Pologne, Espagne…), des professionnels du maquillage et de la coiffure, photographe, caméraman, food truck et la plage. Un vrai confort pour les festivalières car tout se passe au même endroit dans un casino sur une station balnéaire : stages, spectacles, stands et le petit plus : des écrans mapping autour de la scène !

4/ Sur quels critères choisissez-vous les artistes, professeurs et compétitrices qui participent au festival ?

Les professeurs : pas de tempérament de diva, au secours ^^ ! Je les choisis en général pour leur renommée et leur réputation, j'aime qu'ils soient accessibles aux festivalières et j'ai la chance d'avoir beaucoup d'amis professeurs de renommée mondiale donc ça facilite un peu l'organisation. Les professeurs ont confiance en moi.
Les compétitrices sont sélectionnées par vidéo et d'autres "guests" pour leurs talents et leurs belles gentillesses.

5/ Quel investissement temps et budgétaire nécessite l’organisation d’un tel évènement ?

Énorme ! Il faut mettre beaucoup d’argent de côté ! Il n’y a aucune aide ou subvention donc je reviens sur le fait qu'il faut un moral d'acier, et du courage. Le tout 1er festival coutait à l'époque dans les 7 000 € contre près de 45 000 € pour le festival 2019 donc IL FAUT SE BATTRE ! Je travaille dessus jour et nuits !

6/ Parmi les éditions passées, quel est votre meilleur souvenir… mais aussi le pire ?

Chaque édition à son pire et son meilleur !
J’adore particulièrement nos finals déjantés avec mes professeurs qui jouent le jeu : sumos, rockeurs, personnages super héros, imitations, déguisements, on a fait plein de bêtises et j'aime qu’une superstar s'amuse sans se prendre au sérieux !
Mon pire souvenir… Il a eu lieu en 2017 pour l’édition 5 du festival où le même soir, il y a eu une avalanche de catastrophes : mon costume de danse orientale disparu, les musiques du show qui ne passaient pas 30 minutes avant le début du show des stars, des caprices de diva (pas de nom hihi) bref j'étais en larmes… mais j'ai eu la chance d’être bien entourée donc tout s'est presque arrangé : merci à Mayodi et Yaël en passant ;-)

7/ Quel est votre parcours dans le milieu de la danse orientale ?

J'ai le privilège de vivre depuis toujours de mon métier : la danse, à force d’acharnement et de travail. J'ai su respecter les plus anciens qui m'ont guidée, j'ai développé mon propre style (qu’il plaise ou non) sans copier, j'ai enseigné et dansé dans plus de 30 pays à travers le monde… J'ai fait et je continue à faire de belles rencontres artistiques… Je suis reconnaissante pour tout…
Il faut continuer à montrer que notre discipline est forte, riche et surtout un art !






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